MAXIME LE FORESTIER

« Les musiciens, je vis avec depuis que je chante. Je trouve toujours cela positif quand les musiciens s’appliquent et s’impliquent dans la chanson. C’est un art un peu bizarre pour eux, il faut être au service des mots. Toujours est-il que les musiciens sont indispensables pour un chanteur. C’est pourquoi je trouve formidable l’idée des Nuits de Musiciens : il faut leur rendre hommage. Et au-delà, tout ce qui fait rencontre est positif : le mélange est une valeur cardinale. Le jazz avec le classique, la chanson avec les musiques du monde entier, et ainsi de suite. Je l’ai souvent pratiqué.
Pour construire ma soirée, je vais m’appuyer sur mon groupe. Tout d’abord en demandant à Patrice Caratini, mon vieux complice que j’ai retrouvé après toutes ces années, de nous faire profiter de son parcours. Nous avons récemment beaucoup échangé autour de la chanson, cette histoire de mélodie qui reste souvent après tout. Sa vision de la chanson est très intéressante : il faut voir son spectacle avec Hildegarde Wanzlawe, quelque chose d’étrange et d’inclassable autour du répertoire réaliste. Il en tire des merveilles et en extrait des perles rares. C’est magnifique. Et puis il se pourrait bien que je demande à mon percussionniste qui est Chilien de nous chanter quelques rumbas, son autre spécialité. Ensuite, j’inviterai quelques amis à venir nous retrouver sur scène, histoire de faire coucou et prendre un peu de plaisir. »



La nuit de Maxime Le Forestier avec :


BURIDANE Chant, guitare - Prix Premières Francos Adami 2009 Myspace
HILDEGARDE WANZLAWE Chant Myspace
PATRICE CARATINI ContrebasseSite web
MICHEL HAUMONT Guitare Infos web
SEBASTIAN QUEZADA Percussions Myspace
RÉMI SCIUTO Saxophone Infos web
MANU GALVIN Guitare Myspace
DENIS LELOUP Trombone Myspace


Réservation pour la nuit de Maxime Le Forestier

Biographie


C’est à vingt ans, en 1969, que le Parisien publie son premier 45 tours. Un coup d’essai transformé trois ans plus tard par son premier album « Mon Frère », avec des hymnes comme « San Francisco » et « Parachutiste », censurée. Dès lors, les succès et scènes s’enchaînent pour ce sacré « Saltimbanque », titre de son troisième recueil paru en 1975. En France mais aussi à l’étranger, le jeune homme trace sa route, quelque peu oblique. Disciple avoué de Georges Brassens pour qui il fera des premières parties et écrira de nombreuses chansons, avant de lui rendre maintes fois hommage, Maxime Le Forestier va signer nombre de classiques de la chanson française, dont en 1987 « Né quelque part » : un énorme tube ! Ou encore « Restons Amants », qui donne son titre à son opus publié en 2008. Pour autant, fidèle à ses idées, celles dépeintes dans « Ballade pour un traître », l’une de ses premières chansons que lui emprunta Serge Reggiani, ce pilier des Restos du Cœur est demeuré, tout le temps en marge des grandes messes cathodiques, préférant porter la bonne parole sur le terrain de la réalité. Sans pour autant se satisfaire des vérités assenées comme des dogmes figés, comme le confirme le texte de « Grain de Sel », où pointe la guitare de Matthieu Chédid: « J’irai bien glisser mon grain de sable, dans l’ordre et la paix civile, Glisser mon grain de sable, mais »... ou « La Meute et le Troupeau », où il glisse justement avec un brin d’ironie : « Aboyé avec la meute/Au troupeau jouer du pipeau » sur une mélodie qui entre sans forcer en transe au son des percussions africaines.